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Le problème de Hume : incomplétude de sa résolution par Popper

Il est peu d’achoppements à la raison aussi sublime que celui que Kant appela « le problème de Hume ». Nombreux sont les penseurs à s’y être cassé les dents. Il a sorti le philosophe de Königsberg de son « sommeil dogmatique », Wittgenstein tentera d’en faire un pseudo-problème. Bertrand Russell y consacre un chapitre de ses Problèmes de la philosophie lorsque Karl Popper fait de sa solution le fondement de son principe de démarcation. Pourtant, cette dernière est loin d’être complète.

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La Servitude Volontaire

Essai d’une interprétation philologique du sujet politique

La copie du manuscrit de Bordeaux du Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie, dont des « considérations devraient permettre aux spécialistes de proposer une datation du texte d’origine, peut-être antérieur à toutes les moutures connues du Discours […] voire qu’il pourrait s’agir d’un état premier du texte remontant aux années 1549-1551 » est titré Contre la Tyrannie et Tyrans : La Servitude Volontaire. De toutes les copies du Discours, l’unique morceau de titre commun est La Servitude Volontaire. Il semble judicieux de voir dans ce choix de termes une intention forte de l’auteur, et c’est pourquoi nous nous attacherons à en saisir pleinement le sens.

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Définir l’art à l’ère du robot

En allemand, la langue de Nietzsche, le terme pour travail est Arbeit, qui a une racine étymologique indo-européenne commune *orbh avec le slave *robota, qui désignait à la base à la fois l'esclavage et le travail. *Robota deviendra, vous l'aurez compris, robot. Il y a ainsi une étymologie commune entre le travail et les robots. Or, fait tout aussi intéressant, si l'allemand contemporain emploie le terme Kunstwerk pour désigner l'œuvre d'art (qui signifie littéralement « œuvre d'art »), Nietzsche emploie régulièrement le terme de Arbeit pour désigner le travail de l'artiste et même le sien. Cela semble aller en contradiction avec son affirmation selon laquelle les artistes se trouvent parmi les maîtres, et non les esclaves.

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Une histoire de rasoir

Ces derniers jours, une partie importante de mes contemporains sur Twitter semble avoir sombré dans la déraison. Ma timeline s'est changée en spectacle d'hystérie collective sur l'affaire EU Disinfolab, et cela me navre.

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La reprise de contrôle des données personnelles sur Internet : quels enjeux ?

À l'heure de l'application du RGPD, la protection des données personnelles sur Internet est devenue une question centrale. Si les enjeux semblent à la fois éthiques et économiques, ils vont bien au-delà ; la reprise de contrôle des données personnelles ne peut se faire sans un retour au fonctionnement inhérent à Internet.

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« Détruire rajeunit »

Lorsque l'on se réclame d'un philosophe pour légitimer un acte de vandalisme sur une université, on montre son imbécillité. « Détruire rajeunit » : l'injustifiable violence.

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Auto-édition : retour sur le parcours Lulu

En mars 2017, j'ai débuté l'écriture de Triste monde tragique pour, dans un premier temps, n'en faire profiter que mes amies les plus proches et ma famille. L'idée a germé de le publier en bonne et due forme, et voici donc un retour rapide sur l'auto-édition sur la plate-forme d'impression à la demande Lulu.

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