AI Cannot Self Improve and Math behind PROVES IT! - devsimsek's Blog

Je pige pas les maths derrière, mais apparemment il est maintenant formellement prouvé que les IA type LLM ne peuvent pas atteindre l'AGI (une « vraie » intelligence).

L'idée derrière est qu'à mesure que l'IA s'améliore d'elle-même en bouffant ses propres données (ou celles d'autres IA), elle perd peu à peu le sens de la réalité. Donc il faudrait lui donner à manger plus de données humaines de qualité, et ces dernières sont en nombre limité (l'Internet est vaste mais tout de même).

Par contre, ça ne veut pas dire qu'un autre type d'IA n'en serait pas capable, juste que la façon de faire de ces dernières années (les LLM) ne le peuvent pas, et ce même si on y injecte des milliards en espérant que plus le modèle est gros meilleur il sera comme c'est le cas en ce moment… Plus qu'à attendre l'éclatement de la bulle avec du popcorn.

Les artisans boulangers et fleuristes pourront faire travailler leurs salariés "ce 1er mai", annonce Sébastien Lecornu – franceinfo

Prévoir de ne pas appliquer la loi existante en demandant de ne pas mettre des amendes, cela en prévision d'une éventuelle future loi qui rectifierait la situation, ça a un nom : sortir de l'état de droit. C'est cool, les macronistes n'avaient pas encore fait cette jurisprudence à léguer à l'extrême droite en 2027, maintenant on est presque complet sur les contournements de la loi possibles pour leurs successeurs…

Non concernées, les professions de la boucherie et de la poissonnerie ont déploré vendredi une "décision inéquitable" qui "crée une rupture manifeste d'égalité entre les professions que rien ne justifie".

Genre déjà les fleuristes j'arrive vaguement à voir une connexion entre le 1er mai et le muguet (avec la détestable concurrence déloyale des amateurs qui ont droit d'en vendre à même la rue, rah la la), les boulangers je pige pas, mais alors les bouchers et les poissonniers c'est un Kamoulox pour moi.

Sherlock & Daughter

Sherlock & Daughter, contrairement à Young Sherlock, se veut beaucoup plus modeste. C'est pas la même production, on peut même voir quelques lieux réutilisés d'une scène à l'autre en maquillant comme si ce n'étaient pas les mêmes lieux de tournage…

Mais faut avouer qu'en restant humble, la série sait se débrouiller. Les rares effets de style sont liés au fait que la fille du titre est une dessinatrice, et il est dommage que ça se perde à mesure que l'on progresse dans la série.

Pour l'acting, on a David « Remus Lupin » Thewlis dans le rôle d'un Sherlock un poil âgé et c'est une bonne performance qui en éclipse pas mal ces dernières décennies, rappelant par certains côtés un Jeremy Brett très proche des livres.

L'histoire part un peu sur du complot international sur la fin, et il y a aussi Moriarty mais ici utilisé à bon escient. Pas de Lestrade, Mycroft ou que sais-je, et l'histoire pourrait, par sa modestie même, être un roman tardif de Doyle tant de nombreux aspects sont respectés.

Donc l'un dans l'autre, j'ai vraiment préféré Sherlock & Daughter à Young Sherlock.

Young Sherlock

Young Sherlock, troisième série occidentale sur Sherlock Holmes depuis Elementary (je ne compte pas Les Irréguliers de Baker Street de Netflix qui n'a eu qu'une saison et dont le seul intérêt était d'avoir un Lestrade qui est physiquement approchant de sa description dans les bouquins) après Watson le contemporain qui singe un House sans conviction (mais eh j'attends de finir la saison 2, peut-être que Robert Carlyle en Sherlock ça peut sauver la série, j'y crois pas mais voyons) et Sherlock & Daughter que je n'ai pas vu.

Là, y a Guy Ritchie à la réal, celui qui a fait les deux films Sherlock avec Robert « Tony Stark » Downey Jr. Donc, même si ça n'est pas sa meilleure réal, ça sait filmer des scènes d'action de manière un poil correcte, et ça change. Dans le premier épisode, il y a même un élément de mise en scène qui jure par son timing avec le reste, ça peut faire tiquer n'importe qui d'attentif à ce genre de choses, et il se trouve que deux minutes plus tard ça sert le récit. Ça j'aime bien.

Par contre… Elementary et House étaient de bonnes séries Sherlock parce qu'elles jouaient autour de la mythologie de Sherlock Holmes. Oui, dans Elementary il y avait Moriarty et Lestrade, mais les deux n'étaient présents que dans à tout casser 4 épisodes chacun. Les deux séries n'utilisaient des noms connus que comme tapisserie (Elementary en a même utilisé pas mal pour déjouer les attentes ou faire des jeux de mots). Là, premier épisode de Young Sherlock il est pote avec Moriarty et on passe cinq minutes sur le fait que le policier qui vient d'arriver est un jeune homme à peine gradé du nom de Lestrade… Un Mycroft je veux bien (même s'il doit apparaître genre 2 fois dans tout Conan Doyle et qu'on te le mets à toutes les sauces depuis), mais Moriarty qui n'est utilisé qu'une fois par Conan Doyle en sortant d'on ne sait où, ou bien Lestrade qui n'est qu'un des multiples policiers qui vient demander conseil, ça vient vraiment comme un cheveu sur la soupe dans une série censée se dérouler dans la jeunesse de Sherlock.

C'est comme la phrase « the game is afoot » qu'on nous ressert à chaque fois alors qu'elle est de Shakespeare à la base et que Conan Doyle ne l'a utilisée qu'une unique fois dans Le Manoir de l'Abbaye. Ouais, c'était au début de la nouvelle donc je peux comprendre que ceux qui ne lisent pas l'aie gardée en tête, mais ça me casse royalement les bonbons de la voir rentrée au forceps dans chacune des adaptations (ici, en fin d'épisode 2).

Ah et c'est la troisième sœur de Sherlock qu'on sort d'un chapeau (il n'a qu'un frère aîné dans le canon), je sais pas ce qu'ont les auteurs modernes avec cette lubie… D'autant que le twist final la concernant est d'un convenu, d'une évidence même…

L'utilisation de musiques contemporaines (à nous, pas au récit) fait bizarre par moments, impression d'autant plus renforcée avec du Jacques Dutronc ou Jacqueline Taïeb dans les scènes à Paris.

Parce que oui, c'est encore un Sherlock Holmes qui est en fait un James Bond du XIXe siècle à déjouer des complots internationaux en allant faire le tour du globe…

Donc voilà, l'acting est pas trop mal, la réal fonctionne, juste l'histoire est aux fraises complètement et ça casse presque tout.

A Knight of the Seven Kingdoms

A Knight of the Seven Kingdoms, encore une série dans l'univers de Game of Thrones, mais entre cette dernière et House of the Dragon. Paraît que ça se passe mal sur House of the Dragon, donc George R. R. Martin est parti faire sa série à côté.

Bah écoutez, ça n'a pas la prétention des deux premières séries, ce ne sont que 6 épisodes de 30 à 40 minutes donc ça fait vraiment mini-série concentrée sur un événement et ça se regarde plutôt bien. On retourne sur ce qui faisait la force des bouquins de Martin : une fantasy réaliste et presque picaresque (ça l'est moins dans le Trône de Fer où on a affaire à des intrigues politiques shakespeariennes, mais ici c'est un chevalier errant tout ce qu'il y a de plus boueux). Y a une pointe d'humour et même un bout de jazz contemporain, et vu le thème et le lieu de cette série ça rappelle un peu le film Chevalier, sur un autre registre.

État des lieux des violences politiques de la France contemporaine - Revue Politique et Parlementaire

Je résume pour les personnes qui auraient du mal avec les études sociologiques :

Entre 1986 et 2020, on recense 418 victimes de violences politiques en France, la plupart étant dues aux attentats islamistes (~70 % soit ~290), puis les indépendantistes (corses, basques, etc. à 17 % soit 71, des règlements de compte principalement), et enfin les idéologiques (gauche/droite, 13 % soit 53). Sur cette dernière catégorie la droite représente 90 % des meurtres politiques soit environ 48 victimes, ce qui laisse environ 5 victimes à la gauche depuis 40 ans. La gauche utilise la violence principalement pour dégrader des biens de partis, d'entreprises ou de banques. Il y a eu 6 attentats de droite déjoués entre 2017 et 2020 seulement, soit 2 par an en moyenne.