Note: Supergirl

Pourquoi je ne regarde pas les critiques ciné mainstream sur Youtube, illustration. Supergirl est pas un mauvais film. C'est pas un grand film non plus, et si Warner arrêtait de tout miser sur leurs films DC comme si ça allait être un énorme succès Marvel et se contentait de faire les choses bien, on pourrait parler.

Oui, Supergirl a beaucoup de défauts (thématique pauvre, méchants caricaturaux… de comics, peu d'enjeux, histoire banale), mais en tant que blockbuster junk food il se défend. J'ai passé un meilleur moment devant qu'avec le dernier Captain America ou Thunderbolts de Marvel (j'aurais pu dire « le dernier MCU » mais Les Quatre Fantastiques c'était pas ouf mais pas totalement à jeter non plus). Pas vu d'incohérence de scénario qui fasse sortir du film, pas endormi devant, pas de gros problème de FX ou de montage… En fait, le seul point qui m'a gonflé c'est Lobo qui jure avec le ton du film, mais je suppose que c'est l'ADN du personnage.

Bref, c'est tiède mais ça passe pour une soirée popcorn bière, et c'est tout le niveau que j'attends désormais d'un film de super-héros (le MCU a quand même placé la barre très bas désormais). Après, je suis p'tet biaisé, j'aime bien Milly Alcock qui était très bien dans la première saison de House of the Dragon, et j'ai enchaîné avec Enola Holmes 3 qui est une daube de bout en bout donc par effet de contraste…

Capture d'écran remplies de critiques qualifiant le film Supergirl d'échec

Note: Enola Holmes 3

Ayons pitié des scénaristes qui ne connaissent que le fusil de Tchekhov pour bâtir des mystères aux attraits du spectaculaire… C'est d'un ennui et d'un cliché, les personnages sont caricaturaux, on baille du début à la fin quand les seules surprises sont des erreurs grossières qui voudraient bien se faire passer pour des coïncidences.

Et j'ai écris cette critique avant de me rendre compte que j'avais déjà fait le même reproche à Enola Holmes 2 il y a 4 ans.

Note: The Mandalorian & Grogu

En train de regarder The Mandalorian & Grogu.

Et c'est un peu du réchauffé mais… OUI, c'est ça qu'on veut !

JE VOUS DEMANDE PARDON…

(Promis je m'arrête là je vais pas spammer… Tu me diras, y avait Werner Herzog dans la première saison, un grand cinéaste de plus ou de moins…)

Bah écoutez, c'est sympa. Loin d'être un grand film, ça serait plus une saison avec beaucoup plus de budget et cohérence d'ensemble, ça s'adresse principalement aux gosses mais Mando c'est ça à la base (j'entends par là qu'un film adulte aurait pas eu un méchant mineur exposer son plan de tuer un gladiateur trahissant son contrat juste avant de proposer ce même contrat à la personne à qui il explique tout ça ou n'aurait pas fait passer l'humour principalement sur des peluches). Je dirais que si vous avez aimé la série, vous devriez apprécier le film, si tant est que vous le regardiez sans en attendre autre chose qu'un gros épisode divertissant n'entrant pas trop en profondeur (point qui semble cristalliser la critique et que je partage, y a beaucoup d'occasions manquées surtout par rapport aux thématiques de la série mais eh des fois un truc vide qui fait boum boum c'est bien aussi).

Moment nerd Star Wars par contre :

  • Le double caméo de Dave Filloni, bon, ok, je serais chef de Star Wars à Disney j'aurais fait le même, mais bon voilà quoi il se voit.
  • ZEB. Ça fait plaisir de le revoir de façon plus étendue qu'une simple apparition.
  • Le Dejarik. D'un côté, le fait que Mando comprenne tout de suite que ce sera un Dejarik ça ancre le jeu dans une histoire (comme si les échecs venaient de joutes médiévales connues), de l'autre le clin d'œil est beaucoup trop appuyé (même mouvement que dans l'épisode 4).
  • En fait y a quasi que des clins d'œils. Le fusil de Mando qui est celui qu'il utilise en saison 1 et repris de la première apparition de Boba Fett, le fils de Jabba, que les fans connaissent sous le nom de Stinky dans Clone Wars d'ailleurs on montre un holo de lui enfant, le Dejarik, Scorsese qui joue un Ardennien pour ref Solo, je pourrais mettre ma main à couper que celui-ci est un serveur de food truck exactement comme dans Outlaws comme une autre ref de Favreau, la trappe sous les Hutts avec un gros monstre, et j'en passe beaucoup.

Par contre y a des trucs superbes. (La première image y a une musique qui se lance, c'était vraiment « quand la cinématique du boss de FromSoft se termine »)

Note: La cinématographie actuelle

La série Severance m'a permis de réfléchir sur les problèmes (et qui à mon sens sont des erreurs) que je vois dans d'autres séries et films. Le meilleur exemple pour vous en parler, c'est les films Kaamelott de Alexandre Astier. Je rentrerai pas dans le débat de savoir si le deuxième volet partie 1 est décevant ou non, juste un mot sur la cinématographie.

L'un des trucs que j'ai appris très tôt en histoire de l'art, c'est qu'un tableau a un sens de lecture, et donc qu'on ne peut accrocher un miroir dudit tableau sans changer sa signification. Généralement, un personnage qui « marche » vers la droite va vers son avenir (en Occident), vers la gauche il retourne vers son passé. Changez la direction du tableau, et donc de la marche du personnage, et vous changez la signification du tableau.

En cinématographie, c'est pareil. C'est d'autant plus important lorsque l'on gâche de la pellicule à ne pas prononcer un mot : dans ce cas, les images portent la signification. Pour reprendre l'exemple de la marche, l'un des tropes de cinéma c'est les plans lointains d'une troupe se dirigeant quelque part. Regardez l'exemple le plus connu de Peter Jackson dans La Communauté de l'Anneau : dans tous les plans de ce petit montage, la troupe va de gauche à droite.

Voyons maintenant une scène de la série SAS Rogue Heroes, beaucoup moins connue et réalisée par le quasi-inconnu Tom Shankland : là encore, la colonne de véhicules va dans la même direction à chaque plan, ce qui a une signification dans l'histoire.

Colonne de camions dans le désert allant de droite à gauche. Colonne de camions dans le désert allant de droite à gauche. Colonne de camions dans le désert allant de droite à gauche.

Maintenant, regardons Alexandre Astier dans Kaamelott : Premier Volet. Généralement, on utilise ce genre de succession quand la troupe ne sait pas où elle va, parce que visuellement ça désoriente le spectateur. Mais les personnages savent où ils vont. Peut-être pas les deux idiots qui suivent, mais justement, dans l'histoire ils suivent celui qui sait où il va. Astier a juste l'air d'enchaîner les plans « parce que ça fait joli » sans chercher à y insérer la moindre signification autre que « ils voyagent ».

C'est pas le seul moment où ça me saute à la figure dans sa filmographie. Le deuxième volet a une fameuse scène de théâtre filmé qui aurait dû être une scène de cinéma. Mais le truc, c'est qu'Astier n'est pas le seul à s'en fiche. En réalité, la majorité des séries s'en fichent. Donc voir des réalisateurs réellement s'impliquer, c'est rare et ça fait vraiment plaisir.

Trois personnages dans le désert allant de droite à gauche. Trois personnages dans le désert allant de gauche à droite. Trois personnages dans le désert allant de droite à gauche.

TL;DR: Astier fait pas du cinéma dans ses films, et Ben Stiller en fait beaucoup plus dans ses séries.

J'veux dire… Regardez d'abord la scène d'introduction de Jack Sparrow dans le premier Pirates des Caraïbes :

Chaque plan a été travaillé, réfléchis, et s'explique. Pas un seul mot prononcé, et on comprend déjà toute la psychologie du personnage. C'est vers ça que les films et séries, même grand public, devraient tendre.

Un autre exemple c'est la fameuse règle des 180°. Karim Debbache dans cet extrait dit que comprendre ces codes cinématographiques permet d'apprécier lorsque des cinéastes décident de jouer avec les règles. Il montre l'excellent exemple de Shining de Stanley Kubrick (et le moins bon exemple du Silence des Agneaux de Johnathan Demme qui n'a pas fait grand chose d'autre de fameux), mais j'aimerais montrer celui de… La Cité de la Peur, premier long-métrage d'un réalisateur cantonné à faire des trucs de plateau sur Canal+ : Alain Berberian.

Dans la scène de « date » entre Odile Deray et le commissaire Bialès, la mise en scène est ultra-classique : champ, contre-champ. Jusqu'à ce que le rapport entre les deux ne commence à changer, et c'est là que Berberian introduit d'abord un travelling latéral derrière Gérard Darmon pour changer une première fois le côté de la ligne, parce qu'Odile semble « perdre » l'intérêt de Bialès jusqu'alors presque inconditionnel, puis la coupe au niveau de l'ouverture du menu fait repasser de l'autre côté, avec un Bialès qui recommence à séduire Odile. Le type, c'est son premier film, il se permet de faire des effets de style assez discrets mais bienvenus.

Donc quand vous tombez sur Better Call Saul et que c'est réalisé par un Peter Gould (un type qui était juste producteur et scénariste sur Breaking Bad) qui décide de bazarder carrément la notion de champ/contre-champ en faisant de chaque plan un unique point de vue, vous vous dites « ça a dû leur demander trois fois plus de temps de tournage qu'en faisant de façon classique » mais également « pourquoi y a que lui qui se permet de faire ça alors que d'autres séries ont autant voire plus de budget ? » Je sais pas combien de personnes ont remarqué cette scène qui n'est qu'une parmi d'autres dans Better Call Saul, même pas d'une quelconque importance, mais elle valait les efforts mis dedans rien que pour le message que ça fait passer aux autres séries : le standard, ça devrait être ça.

Note: Maigret

Vous voulez rire ? C'est pas la première fois qu'on met Maigret à l'époque moderne. Après le succès en 2016 du Maigret de Rowan Atkinson (Mr Bean, et c'est vachement bien une fois qu'on a mis de côté le fait que ça se passe en France mais que tout est en anglais), les anglais ont remis le couvert… l'année dernière, avec une sortie aux USA et en Australie. Et cette fois c'est un jeune inspecteur casse-cou de nos jours et OH MON MONSTRE DE SPAGHETTI ils ont tenté une Sherlock avec Maigret.

(Tu me diras, on a aussi tenté un Sherlock avec la petite-fille de Sherlock qui vit à Nantes et qui s'appelle Charlie, je rigole même pas vous pouvez vérifier ça s'appelle Mademoiselle Holmes)

J'arrive pas à comprendre. Hercule Poirot, c'est un détective belge mais par une autrice anglaise donc ça valide, mais comment on arrive à exporter du Maigret non seulement outre-Manche mais aussi outre-Atlantique et de l'autre côté de la planète, et que ça marche suffisamment pour qu'ils en redemandent une deuxième saison ?!


J'ai commencé à regarder par curiosité. Premier épisode, savent pas que ça fait 30 ans que les numéros de téléphone commencent tous par 0 ici (bon, on pourrait aussi parler du fait que plus personne ne retient des numéros de téléphone, mais on va suspendre son incrédulité).

Note: Maigret et le mort amoureux

En train de regarder Maigret et le Mort amoureux sorti il y a 4-5 mois où ils ont fichu Maigret dans l'époque moderne. C'est fou comme dans les films français les acteurs savent pas jouer. À part, ironiquement, Denis Podalydès de la Comédie française qui joue le rôle titre, tout le monde a l'air de réciter son texte comme au théâtre. Et à la limite ça dérangerait pas trop si l'action se déroulait en 1960 comme c'était le cas dans le bouquin adapté, mais là ils nous l'ont transvasé à notre époque pour ce que je pense être des questions de budget (ça coûte trois locaux et une autorisation de tourner en extérieur à Paris…) et entre cette diction épouvantable et les trucs purement XXe siècle (Maigret qui a manteau, chapeau et pipe des années 50 quand tout le reste est « normal », les flics qui fument et s'enfilent des bières pression en pleine réunion du Quai des Orfèvres, sa femme au foyer qui prépare la bouffe pendant des heures…)… La réal c'est un Maigret donc à moins d'être Uwe Boll on peut difficilement la rater, mais j'arrive pas à passer outre l'acting théâtral minimaliste ça m'énerve.


Ah on me souffle dans l'oreillette que la quasi totalité des acteurs sont en réalité principalement des comédiens, donc ceci explique peut-être cela… C'est fou comme dans le monde anglo-saxon un acteur de théâtre fait généralement un bon acteur de cinéma, alors qu'en France ça sait pas jouer devant une caméra autrement qu'en s'en tenant strictement au texte et s'il y a pas de didascalies pour dire que là faudrait hésiter ou balancer un « euh » ça marque aucune humanité.

Ouais j'suis un peu vache, juste j'en ai marre de voir des films français où ça joue à la ligne exacte limite à mettre les ponctuations. Je viens de finir le film, et vraiment à part Podalydès tu peux tout de suite spot qui est acteurice de cinoche et qui est comédien, ça ferait un superbe jeu à boire.

Note: Projet Dernière Chance

Bah écoutez Projet Dernière Chance (Project Hail Mary en VO) c'était cool. Je pensais pas qu'un film pouvait me faire ressentir autant d'amitié pour un caillou. Je croyais que ce serait un film de hard science comme The Martian (Seul sur Mars il me semble le titre français, du même auteur et le film du même scénariste), très feel good, et effectivement y a du feel good mais beaucoup moins de hard science. Y a un bout de suspension d'incrédulité à avoir au départ (le coup de « on peut pas rentrer parce qu'il nous manque des millions de tonnes mais en fait on a totalement oublié que s'il y a une ligne de Petrova sur Tau Ceti c'est qu'il y a des astrophages par trilliards donc suffirait d'ouvrir les réservoirs et de les récupérer ») mais le reste s'explique si on y réfléchit deux minutes donc c'est good.

Note: Enfin Elite !

Alors non seulement je suis maintenant Elite, mais j'ai gagné assez de rangs dans la marine de la Fédération pour avoir la permission de visiter le système Sol. Deux objectifs de long terme réalisés !

J'avais des trucs à faire dans le système Sol (notamment aller récupérer des restes de Titan Thargoid), et j'ai tout juste eu le temps de vous faire des screens avant que le serveur se mette en maintenance. Actuellement à la station Galileo autour de la Lune ❤️

Le jeu est en promo à 6 € (+ 9 € pour le DLC Odyssey si on veut plus de vaisseaux et la possibilité de visiter les stations à pieds/faire des missions en FPS/atterrir sur des planètes à atmosphère), faut aimer le genre mais ça se joue très bien à la manette (avec un système de combo de touches sur lequel d'autres jeux devraient s'inspirer).

Et pour l'exploration c'est un petit paradis : il y a 400 milliards de systèmes, et les joueurs n'en ont découvert que 0,06 %, donc on peut à tout moment partir dans une direction et découvrir des planètes magnifiques que personne n'a jamais vu (et que probablement seulement une ou deux personnes ne reverra jamais).

J'ai vu de tout mais je continue d'être émerveillé par des trucs que je découvre. Je me rappelle une étoile entourée d'anneaux, je savais même pas que c'était possible mais quand on y réfléchit ça semble pas idiot. Tout ce qu'on voit dans le ciel, on peut y aller : chaque étoile est un système sur lequel on peut sauter, chaque nébuleuse est une région visitable… Et les trous noirs, même s'ils ne sont pas aussi impressionnants que dans Interstellar restent un truc à voir.

Et le combat est assez cinématique pour être vraiment fun.

Enfin, y a un truc que j'ai jamais retrouvé sur un jeu qui a du multi : les Fuel Rats. Un groupe de joueurs de toute faction, dont la devise est : We have fuel. You don't. Any question? Où que l'on se trouve dans la galaxie, même à l'autre bout ou encore même au plus loin qu'il est possible d'atteindre en dehors de la galaxie, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ces gens monteront une expédition pour venir t'aider et te donner assez de carburant pour que tu rentres sain et sauf, sans contrepartie. Dans quel autre jeu vous voyez des pompiers volontaires en fait ? Les devs eux-mêmes sont si impressionnés par la commu qu'on trouve des pubs holographiques des Fuel Rats avec leur logo officiel dans certaines stations.

(Promis, j'arrête la promo, mais ce trailer est fait par un joueur, donc toutes les images sont in-game.)

L'approche du Titan dans la face nocturne de la Terre était magnifique. Et avant de partir, j'en ai profité pour aller voir notre plus belle géante gazeuse…

Note: No Man's Sky

Ça me tue comment no No Man's Sky continue a recevoir des updates alors qu'il a déjà été pardonné. Je pense qu'au-delà du pardon, ils ont à un moment donné voulu se placer comme « le Minecraft dans l'espace » (pas en matière de voxel mais en matière de ce qu'on y fait, qui est assez proche d'un Minecraft : d'abord survie puis exploration et construction de bases, avec une « fin » narrative qui n'est qu'un début dans le jeu). Donc c'est assez logique pour eux d'adopter la même politique d'updates.

Même à la sortie le jeu était pas si mauvais, c'est juste qu'il est sorti un poil trop tôt en étant trop ambitieux. Dans le genre spatial à l'époque, il y avait de petits jeux et les grandes figures n'étaient pas au niveau sur certains aspects. Pour l'avoir vécu, en 2016 au moment de la sortie de NMS, tu as principalement 3 jeux en concurrence :

  • Star Citizen, ultra-buggé et avec peu de fonctionnalités, et où ça se concentre sur quelques planètes dans un unique système solaire
  • Elite Dangerous qui a sorti son extension Horizons 6 mois avant où tu as une galaxie immense mais où tu ne peux te poser et explorer en rover que des lunes/planètes sans atmosphère (et donc sans vie et sans pouvoir y faire grand chose, faudra attendre 2021 pour avoir Odyssey et faire de l'exploration à pieds sur planètes avec de la vie)
  • Evochron Mercenary (2010) puis Evochron Legacy (janvier 2016) qui ont une immense carte et permettent de se poser sur des planètes et de les explorer, mais sans sortir du vaisseau

Donc ouais à l'époque un simili-space sim multi-plateforme (dans la liste précédente seul Elite est multi-plateforme) où tu peux visiter et faire à peu près tout sur les planètes mais également combattre et faire du commerce dans l'espace, y avait une énorme hype et même de nos jours ça n'a pas été aussi bien réalisé (y a bien Starfield mais NMS ne risque pas de souffrir la comparaison).

(Oui je sais on pourrait me dire « mais ça existait déjà des Pioneer ou des Frontier: Elite II où tu peux te poser sur des planètes, mais ce sont de vieux jeux et à part se poser sur une ville t'avais rien à y faire… En 2016, croyez-moi l'offre « récente » était assez pauvre.)

J'ai fait une run il y a quelques années en y allant à fond, jusqu'à la fin narrative (avant d'y arriver, j'avais maxé mon vaisseau, j'étais riche, bref j'avais rien d'autre à faire). C'est pas mauvais, mais faut le prendre comme un Minecraft où tu commences et où tu vas faire une large partie du truc en solo, avec pas mal de répétitif dans les éléments artificiels (bases, ruines, stations spatiales, c'est toujours exactement les mêmes au point que pour le cas de ruines où des artefacts sont enterrés tu sais précisément où ils sont au bout d'un moment).

Note: L'ère Disney de Star Wars

Ce qui me chagrine un peu avec l'ère Disney de Star Wars, c'est qu'à part Rogue One je n'ai pas souvenir de batailles spatiales de grande envergure, comme dans les autres films.

Avec la fratrie on a découvert Star Wars parce que les parents avaient enregistré sur cassette l'épisode 1 qui passait sur Canal (un an après la sortie, à l'époque c'était l'intérêt de Canal…), et on a direct enchaîné sur la trilogie originale et bordel qu'est-ce qu'on kiffait cette première trilogie (mes frères un peu moins parce que plus jeunes et plus attirés par la prélogie). On lisait les bouquins de l'univers étendu sur l'escadron Rogue (dirigé par Wedge Antilles), on a passé des heures à utiliser les codes de triche sur Secrets Weapons over Normandy (un jeu LucasArts) pour piloter un X-Wing, et j'avais même créé un jeu qui était une sorte de wargame dont les figurines sont de petites cartes de vaisseaux spatiaux pour qu'on fasse des batailles spatiales (ce jeu où les vaisseaux étaient dessinés à la main sur des cartes découpées dans du bristol quadrillé a malheureusement disparu, avec ses règles…).

Donc ouais, pas assez de batailles spatiales dans Star Wars de nos jours. Rogue One était une bouffée d'air. Même côté jeux vidéos depuis la fin de LucasArts c'est assez pauvre : même Star Wars Squadrons le trailer te ment y a pas une seule scène dans le jeu, et les batailles sont au mieux ce qu'on pourrait appeler des escarmouches (max 2 croiseurs dans chaque camp), là où les anciens jeux X-Wing… disons que dans X-Wing Alliance tu participes à la bataille d'Endor en pilotant le Faucon Millenium quoi…

On va me dire : attends, dans un an sort Star Wars : Starfighter tu vas les avoir tes scènes de batailles spatiales. On parie combien que ça va être trois scènes histoire de justifier le titre et le reste c'est à terre sur des trucs dont on a rien à faire ?